L’essentiel à retenir
- Commune nouvelle depuis le 1er janvier 2016 : Anserville, Bornel et Fosseuse n’en forment plus qu’une.
- Le bourg occupe la vallée de l’Esches, cinq hameaux autour.
- 39,2 % des résidences principales datent de 1971-1990 : le gros du parc a entre 35 et 55 ans.
- Trois édifices inscrits, un par ancien village — et sur les deux châteaux, la protection nomme la toiture.
Bornel porte un seul nom, mais recouvre plusieurs villages : depuis le 1er janvier 2016, cette commune nouvelle réunit Anserville, Bornel et Fosseuse. Sous l’étiquette « 60540 Bornel », un pavillon de 1978 et une maison ancienne voisine d’un château inscrit n’appellent ni le même diagnostic, ni les mêmes démarches. Ici, pas de liste d’entreprises : de quoi comprendre le bâti local avant de faire chiffrer un chantier.
Trois anciens villages, cinq hameaux
La mairie décrit « le bourg proprement dit dans la vallée de l’Esches » et cinq hameaux : le Ménillet, Courcelles, Hamecourt, Montagny-la-Poterie et Grainval, sur 1 248 hectares. Ajoutez les cœurs anciens d’Anserville et de Fosseuse : la géographie est éclatée.
Ce n’est pas un détail quand on fait chiffrer une couverture : un peu comme on ne commande pas des tuiles sans avoir mesuré la pente, on ne chiffre pas un accès sans l’avoir vu.
- Nommez le hameau ou l’ancien village, pas seulement « Bornel ».
- Précisez si la maison est mitoyenne, en rue étroite ou dégagée.
- Dites si un camion peut approcher et un échafaudage rester plusieurs jours.

Un parc bâti entre 1971 et 1990
Le dossier complet de l’Insee recense 4 832 habitants et 2 052 résidences principales. Côté périodes d’achèvement : 39,2 % datent de 1971-1990, 17,1 % de 1991-2005, 16,2 % de 1946-1970, et 9,3 % seulement d’avant 1919. Les maisons pèsent 72,3 % du parc.
Traduit en âge de toiture : une grande partie des couvertures a 35 à 55 ans, la fenêtre où l’arbitrage devient réel entre reprise ponctuelle et réfection complète. L’âge seul ne tranche rien, et je ne peux pas dire d’ici ce qu’a votre toit. Se regardent plutôt les tuiles fendues, les solins et la zinguerie, les auréoles sous les combles, et la présence d’un écran sous-toiture — cette membrane placée sous les tuiles, absente de beaucoup de couvertures d’avant 1990.
Cette dominante pavillonnaire distingue Bornel de ses voisines : à Creil, le parc collectif d’après-guerre commande le sujet ; à Chantilly, le bâti de villégiature ; à Beauvais, deux générations de toitures qui se côtoient.
Trois monuments inscrits, deux toitures protégées
Trois édifices sont inscrits au titre des monuments historiques, un par ancien village. L’église Saint-Denis, dont la partie la plus ancienne remonte au XIIe siècle, l’est depuis 1927. Le château d’Anserville, en pierre de taille, bâti entre 1789 et 1833 : façades et toitures inscrites par arrêté du 8 novembre 1990. Le château de Fosseuse, des Montmorency, seconde moitié du XVIe : façades et toiture inscrites par arrêté du 27 juillet 1992. Sur les deux châteaux, la couverture est nommément protégée.
Pour une maison voisine, l’effet passe par le régime des abords. Le ministère de la Culture le rappelle dans sa fiche travaux en abords : là où un périmètre délimité existe, tous les travaux extérieurs passent par l’accord de l’architecte des Bâtiments de France ; à défaut, cet accord ne concerne que les immeubles dans le champ de visibilité du monument et à moins de 500 mètres. La demande se dépose en mairie, avec deux à quatre mois d’instruction.
La contrainte se joue autour de trois cœurs de village, pas sur tout le territoire : à vérifier avant de commander les matériaux.

Avant de confier votre toiture
- L’attestation d’assurance de garantie décennale en cours de validité — la couverture doit figurer noir sur blanc dans les activités couvertes.
- Un devis détaillant la dépose, l’évacuation des gravats, le modèle de tuile et les points singuliers : faîtage, rives, solins.
- La démarche d’urbanisme réglée en amont si vous relevez des abords : deux à quatre mois se prévoient, ils ne se rattrapent pas.
- Qui fournit l’échafaudage, et pour combien de jours.
Une réserve, enfin. Monter vérifier une tuile sur un pavillon de plain-pied semble anodin : c’est pourtant sur ces toits sans hauteur que les chutes arrivent. L’inspection revient à quelqu’un équipé pour travailler en hauteur.

Ce qu’on me demande le plus souvent à Bornel
Mon adresse est à Anserville ou à Fosseuse : quelle est ma commune ?
Bornel, depuis le 1er janvier 2016. Les deux anciens codes communaux ont disparu ; le code postal reste 60540, et les documents d’urbanisme portent sur l’ensemble.
Faut-il une autorisation pour refaire ma couverture ?
Cela dépend du règlement d’urbanisme applicable à votre parcelle et du fait de relever ou non des abords. Une reprise sans changement d’aspect ne se traite pas comme un changement de teinte ou de matériau : le service urbanisme répond en amont.
Une toiture des années 1980 est-elle à refaire ?
Pas par principe. Elle peut tenir longtemps si la charpente est saine, la zinguerie entretenue et les tuiles encore franches. Ce qui l’abrège, c’est le désordre laissé sans réponse : une gouttière obstruée des années durant, une tuile cassée.